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Comment réussir à concilier ville et nature ?

Les enjeux de la nature en ville : la démarche Écocité

Qu’est-ce qu’une écocité ? Quel rôle joue la nature au sein d’une écocité ? Comment la biodiversité est-elle prise en compte dans un projet d’aménagement du territoire ?

Comment faire un atlas de la biodiversité communale ?

Qu’est-ce qu’un Atlas de Biodiversité Communale ? À qui est-il adressé et dans quel but ? Comment Natural Solutions peut vous aider à réaliser votre ABC ?

Comment évaluer une trame verte et bleue ?

Qu’est-ce que la trame verte et bleue ? Quel est l’impact de la lumière sur les milieux naturels ? Comment préserver et valoriser l’environnement et les paysages nocturnes ?

Outils de protection des troupeaux

Des systèmes de protections des troupeaux contre la prédation sont mis en place pour protéger les caprins et les ovins des attaques de loup mais aussi pour rendre la vie des éleveurs et des éleveuses moins difficile.  Ces outils de protection des troupeaux sont par exemple les chiens de protections, le gardiennage et les filets. Malgré ces outils de protection, il y a encore trop de moutons attaqués. De ce fait, Natural Solutions réfléchit à un collier répulsif pour éloigner des ovins ou caprins ce prédateur. Composé d’ultrasons et de LED, le collier est actuellement testé dans l'Aveyron et en Lorraine pour évaluer son efficacité. Nous vous présentons ici les premiers résultats de ces tests qui sont plutôt encourageant.


Protection des moutons contre les loups

La protection d'un troupeau de moutons contre les loups est complexe. Si plusieurs outils existent et fonctionnent, parfois des loups réussissent à déjouer ces systèmes et s'attaquer à des ovins. Natural Solutions teste actuellement avec succès un collier "anti-loup" de protection des moutons, fait de Led et d'ultrasons.

Insectes pollinisateurs : qui sont-ils ?

           Dans l’article précédent, je vous ai parlé de l’importance de protéger les insectes pollinisateurs. Vous l’avez compris, ils sont absolument cruciaux pour notre survie, et leur disparition serait, sans aucun doute, la plus grande catastrophe écologique de l’histoire de l’Humanité. Et comme souvent en écologie, il convient d’en sauver le plus grand nombre d’individus, mais aussi et surtout d’espèces. C’est par la diversité en espèces qu’arrive la résistance aux perturbations (pathogènes, insecticides, etc …). On parle de résilience, c’est-à-dire la capacité d’un écosystème à revenir à son état initial après avoir été perturbé. Et cette résilience dépend essentiellement de la biodiversité de départ.

Grains de pollen observés au microscope électronique. Les couleurs sont artificielles.

Grains de pollen observés au microscope électronique. Les couleurs sont artificielles.

          Ainsi, pour éviter la catastrophe, il faut sauver le plus d’espèces d’insectes pollinisateurs (et les plantes qu’ils pollinisent !) possible. Et pour ça, il faut d’abord se mettre bien d’accord. Alors, qui sont ces fameux insectes pollinisateurs ?

L’écrasante majorité de la pollinisation est en fait assurée par 4 grands groupes d’insectes.

1.       Les coléoptères : ils sont caractérisés par la présence d’élytres, c’est-à-dire d’ailes renforcées, protégeant les autres au repos. Une partie seulement participe à la pollinisation, et sont dans l’ensemble assez peu efficaces dans cette tâche. Mais avec près de 400.000 espèces décrites (dont environ 10.000 en France), les coléoptères ont une part importante à jouer dans la pollinisation.

Le    grand capricorne    est un coléoptère, et l’un des plus grands insectes de France !

Le grand capricorne est un coléoptère, et l’un des plus grands insectes de France !

2.       Les lépidoptères : ce sont les papillons, qu’ils soient de jour ou de nuit. On en dénombre plus de 5000 espèces en France, dont seulement 10% sont des papillons « de jour ». L’importance de leur participation à la pollinisation est évidente : qui n’a jamais vu un papillon passer de fleurs en fleurs ? Leur trompe leur permettant de se nourrir de nectar, ils pollinisent de nombreuses plantes. De plus, on estime que 20% de toute la pollinisation s’effectue la nuit. Les papillons sont donc très importants pour de très nombreuses plantes.

Le    paon du jour    est l'une des espèces de papillons les plus communes, et c'est aussi un pollinisateur ! Crédit : Bernard Deman

Le paon du jour est l'une des espèces de papillons les plus communes,
et c'est aussi un pollinisateur ! Crédit : Bernard Deman

3.        Les diptères : ce terme regroupe les insectes à deux ailes, tels que les mouches, moustiques et autres taons. Avec près de 150.000 espèces de mouches, ils sont très répandus dans le monde entier. Leur rôle de décomposeur est crucial, et ils sont également le deuxième groupe de pollinisateurs le plus efficace.

Même la mouche verte est un pollinisateur !

Même la mouche verte est un pollinisateur !

On y retrouve notamment la famille des syrphes. Ces mouches ressemblent fortement aux guêpes, abeilles et bourdon ; le mimétisme est leur stratégie de survie. Ils sont très faciles à reconnaître : si vous voyez un insecte faire du surplace, c’est un syrphe ! Ce sont en effet les seuls insectes à maîtriser le vol stationnaire. On en dénombre plus de 500 espèces en France, ce sont des pollinisateurs extrêmement importants. Le syrphe ceinturé par exemple est connu pour être l’un des pollinisateurs principaux du colza.

Comme beaucoup d’autres, le syrphe ceinturé a les couleurs d’une guêpe ! Crédit : Eran Finkle, Flickr

Comme beaucoup d’autres, le syrphe ceinturé a les couleurs d’une guêpe !
Crédit : Eran Finkle, Flickr

4.       Les hyménoptères : ce sont les abeilles, bourdons, guêpes et fourmis. C’est typiquement à eux que l’on pense en premier lorsqu’on parle de pollinisateurs. L’abeille européenne est bien évidemment la principale représentante de ce groupe, mais elle est très loin d’être la seule. La France accueille pas moins de 987 espèces d’abeilles ! Les plus petites mesurent environ 2 mm, les plus grosses jusqu’à plus de 3 cm. Une très faible partie d’entre elle produit du miel. En effet, la grande majorité sont des espèces solitaires, qui creusent des terriers et des tunnels et ne font de pas de nids ni de ruches.

Abeille européenne  en vol. Crédit : JR Guillaumin, Flickr

Abeille européenne en vol. Crédit : JR Guillaumin, Flickr

A ces abeilles s’ajoutent 48 espèces de bourdon (en France), les guêpes et même les fourmis (400 espèces connues en Europe). Au total, près de 230.000 espèces d’hyménoptères ont déjà été décrites, on estime qu’il en existerait entre 1 et 5 millions. Il existe même des espèces parasites, les « abeilles coucous ». Contrairement à leur nom, ce ne sont pas toutes des abeilles ; mais comme l’oiseau du même nom, elles vont utiliser le nid d’une autre espèce pour le développement de leur larve.

Le  xylocope (abeille charpentière)  est la plus grosse abeille solitaire française. Crédit : Ettore Balocchi, Flickr

Le xylocope (abeille charpentière) est la plus grosse abeille solitaire française.
Crédit : Ettore Balocchi, Flickr

          Ainsi, l’abeille domestique ne représente que 0.1% de la biodiversité en abeilles françaises. Si elle est le fer de lance de la lutte contre leur déclin, il ne faut pas oublier les autres espèces. En réalité, ce sont bien des dizaines, des centaines de milliers d’espèces d’insectes qui assurent la pollinisation. Et l’immense majorité d’entre elles est en déclin. Le changement de pratiques agricoles est leur principal ennemi. Les monocultures de plusieurs hectares, couplées à l’utilisation massive d’insecticides et herbicides vont modifier les communautés végétales (c’est-à-dire l’ensemble des plantes présentes dans une zone), en plus d’être dangereux pour la santé des insectes directement.

          Face à ce constat, la communauté scientifique est claire : les insectes pollinisateurs sont en danger, et par extension, nous le sommes aussi. Dans le prochain article, je vous expliquerai les différentes démarches déjà mises en place, ainsi que les futures solutions théoriques à ce problème.